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La brique
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Musée de la Nouvelle-Écosse
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La brique
On utilise la brique depuis des millénaires, et on peut fabriquer
des briques de bonne qualité avec très peu d'équipement.
Il est arrivé qu'on fasse sur place les briques nécessaires
à une construction, avec l'argile extraite du sol lors du creusage
des fondations.
Pour faire des briques, l'argile est mélangée à
du sable ; les briques étaient moulées dans de caissettes
en bois sans fond ni couvercle (pour les en retirer facilement), mises
à sécher plusieurs jours, puis cuites au four. Celles qui
étaient placées près du feu étaient parfois
déformées et décolorées par la chaleur, les
plus éloignées pouvaient ne pas être parfaitement cuites,
tandis que celles du milieu étaient juste à point. On triait
les briques selon la qualité (uniformité de taille et de
couleur), réservant les plus belles pour la façade et gardant
les autres pour les côtés de l'immeuble et l'intérieur
des murs.
Au milieu du dix-neuvième siècle on comptait déjà
en Nouvelle-Écosse plusieurs briqueteries où des machines,
actionnées par des moteurs à vapeur, moulaient les briques
et produisaient des briques beaucoup plus dures et plus uniformes que les
produits faits à la main.
Quand on examine une construction en briques, il convient d'observer
les quelques points suivants :
- La qualité de la brique. Les briques sont-elles de taille et
de couleur uniformes sur les côtés que sur la façade
de l'immeuble? Si la surface des briques n'est pas lisse ou qu'on y décèle
des irrégularités, par exemple des petits cailloux dans l'argile,
ce sont peut-être des briques faites à la main.
- L'agencement des briques formant un mur se nomme "l'appareil". Il
y a diverses façons de poser les briques, certaines plus faciles
et plus économiques que d'autres. Certains appareils jouissent en
outre d'une plus grande popularité à diverses époques.
Selon l'appareil utilisé pour la maçonnerie, l'observateur
verra soit le côté de la brique (la panneresse), soit son
extrémité (la boutisse).
- Que la maçonnerie soit en briques ou en pierres, on se servait
du même mortier. Si les briques étaient de bonne qualité,
le joint pouvait être très fin, parfois même d'un seizième
de pouce seulement. Si les briques n'étaient pas de taille uniforme,
il fallait un joint plus épais pour obtenir des rangées parfaitement
droites.
| Appareils de briques |
L'appareil en panneresses est celui qu'on utilise le plus couramment
aujourd'hui, et le moins intéressant pour l'observateur. Dans les
constructions modernes, il sert souvent de revêtement pour rehausser
l'apparence d'un mur fait de blocs de béton ou d'autres matériaux
moins élégants.
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L'appareil américain, ou appareil commun, consiste à poser
une rangée de boutisses à toutes les quatre ou cinq rangées
de panneresses. Cet appareil était très souvent utilisé
pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle.
L'observateur se rendra parfois compte qu'on a utilisé l'appareil
en panneresses pour la façade d'un immeuble et l'appareil américain
pour l'arrière et les côtés.
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L'appareil flamand consiste à poser en alternance des boutisses
et des panneresses. C'est un des appareils les plus attrayants, que les
constructeurs de l'époque des rois George en Angleterre affectionnaient
tout particulièrement. On a utilisé cet appareil encore récemment
pour la construction de certaines banques de style "colonial". On remarquera
que les boutisses posées au-dessus et au-dessous d'une panneresse
forme une croix.
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L'appareil anglais consiste à faire alterner des rangées
de boutisses et de panneresses. Cet appareil n'est pas très commun
en Nouvelle-Écosse.
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