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Richardson, de Tracadie, avait quitté New York en novembre 1783, à bord du Nisbet, pour la Nouvelle-Écosse, espérant y trouver des conditions de vie plus faciles; il avait alors 32 ans. Il s'était enfui en 1777, au début de la guerre, de chez son propriétaire, Edward Dawson, du comté d'Aarons (Maryland). Dix ans plus tard, il était l'un de ceux à qui l'on avait concédé des terres à Tracadie. Homme de caractère, il fut officier municipal de cette ville en 1794 et 1795, où il était chargé du maintien de l'ordre. Il a acquis lui-même des terres, en plus de la part qu'il avait obtenue de la concession Brownspriggs, et il vivait dans sa propriété, autour de Little Tracadie, en 1799. Son testament et l'inventaire de ses biens nous renseignent sur sa vie.
Richardson possédait du bétail, un mousquet, un parapluie, des meubles, des outils et un rouet. Il légua les terres et les bâtiments de sa ferme à son épouse, Anne, pour qu'elle puisse faire vivre leurs jeunes enfants. À sa fille aînée, Anne, il donna une vache et son veau; à sa belle-fille, un schilling. Thomas Richardson avait sans aucun doute de longues journées de travail, mais il prenait le temps de célébrer la vie par l'entremise de sa religion. Sa foi était tellement profonde qu'il légua une somme d'argent au prêtre de sa paroisse afin que celui-ci prie pour le repos de son âme. Le nom de Richardson n'est pas très commun dans la région de Tracadie de nos jours, mais Thomas Richardson a de nombreux descendants par l'intermédiaire de sa fille Anne.
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