À la recherche des Loyalistes noirs
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Olaudah Equiano, âgé de 11 ans. Enlevé en Guinée et vendu avant 1750.

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David George, esclave en Virginie, parlant de sa famille et du travail qu'il faisait pour son maître.




   

 L'histoire

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L'esclavage dans l'histoire des Loyalistes noirs

La majorité des Néo-Écossais d'origine africaine sont issus d'ancêtres provenant de pays d'Afrique occidentale, région au patrimoine varié et très ancien. Du XVIe siècle au XVIIe siècle, les trois royaumes du Ghana, du Mali et du Songhaï étaient riches et puissants. Leur économie reposait sur l'agriculture, l'industrie manufacturière, et le commerce international de l'or.

Au XVIe siècle, la technologie maritime s'était suffisamment développée pour que les navires européens puissent parcourir de grandes distances et se rendre jusqu'en Afrique. Les marchands européens trouvèrent ainsi de nouveaux marchés pour leurs produits, mais aussi de nouvelles sources de produits à vendre.

Les pays d'Europe commencèrent à établir des colonies en Amérique au XVIIe et au XVIIIe siècles. Les Anglais établirent des plantations de riz, d'indigo et de tabac dans le sud de l'Amérique du Nord, et bientôt, les propriétaires eurent besoin d'une main-d'ouvre abondante. Ils utilisèrent d'abord des Amérindiens qu'ils avaient asservis, mais plus tard, ils prirent des esclaves africains, car ceux-ci supportaient bien la chaleur et résistaient à la malaria.

 Cicatrices sur le dos d'un esclave américain, Gordon  
Cicatrices sur le dos
d'un esclave américain, Gordon,
vers 1863 , Louisiana
 

Au XVIIIe siècle, bon nombre de pays d'Europe, notamment la Grande-Bretagne, avaient des compagnies de traite d'esclaves sur la côte occidentale de l'Afrique, dans la région où se trouvent aujourd'hui la Gambie, le Sénégal, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, Ia Côte-d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Dahomey, et le Nigeria. Ces compagnies bâtissaient des villes fortifiées et maintenaient à leur service un personnel, européen et africain, occupé à temps plein à entretenir des relations diplomatiques avec les rois et les chefs africains. Elles échangeaient des textiles, des armes, de la céramique, des spiritueux et du fer brut, contre des esclaves.

Les chasseurs d'esclaves capturaient des hommes, des femmes et des enfants, et les amenaient sur la côte où ils étaient vendus et parqués dans les « usines à esclaves » des Européens en attendant, parfois pendant des semaines, la venue d'un navire qui les transporterait de l'autre côté de l'océan. Ces esclaves passaient parfois des mois dans la cale d'un navire négrier à attendre que celui-ci ait une pleine cargaison d'esclaves. Victimes de l'insalubrité des conditions de transport, certains mouraient pendant la traversée, de déshydratation causée par la chaleur et le manque d'eau, ou de diarrhée grave.

Aux Amériques et aux Caraïbes, les Africains étaient vendus pour de l'argent. Cet argent permettait d'acheter du sucre, du rhum, des épices, du coton, du tabac, du café, du riz, de l'indigo et de la mélasse qui seraient vendus en Europe. Ce commerce transatlantique - connu sous le nom de Commerce triangulaire - a énormément enrichi les pays d'Europe.

On estime que plus de 10 millions de personnes ont ainsi été déportées d'Afrique en Amérique du Nord pendant les 300 ans qu'a duré la traite des esclaves. C'était un commerce cruel pour les êtres humains, qui était pratiqué par des Blancs et par des Noirs, guidés seulement par l'appât du gain et du pouvoir.

  John Farmer, vers 1920
  John Farmer, descendant des
esclaves échappés, Jupiter
et Venus Farmer, vers 1920.
Photo : Clara Dennis.
Nova Scotia Archives &
Records Management

Les colonies britanniques du XVIIIe siècle adoptèrent des lois pour contrôler les esclaves. Ceux-ci n'étaient pas libres de se marier, de voter, d'aller et venir là où ils voulaient ou de rencontrer des amis. Le propriétaire avait aussi officiellement le droit de refuser de la nourriture à ses esclaves, de les fouetter, de les torturer, de les mutiler ou de les marquer au fer rouge. Il pouvait forcer ses esclaves à avoir des enfants ou à travailler 18 heures par jour. Les esclaves pouvaient être maltraités, assassinés ou vendus n'importe quand; les esclaves étaient des biens meubles. L'esclavage est une négation des droits de la personne et, en dépit de la rigueur des lois, des esclaves se rebellèrent. Du XVIIe au XIXe siècles, il y eut plus de 250 révoltes connues d'esclaves.

L'Angleterre abolit la traite des esclaves en 1807, mais n'interdit l'esclavage lui-même qu'en 1834. Aux États-Unis, l'esclavage et la vente des esclaves continuèrent jusqu'en 1863. En 1808, pour protéger le prix de leur main-d'ouvre servile, les États-Unis proscrivirent l'importation d'esclaves d'Afrique.

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