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Opération de sauvetage à partir de la terre
Si l'épave se trouvait prés
de la côte, on lançait une ligne de sauvetage jusqu'au navire
et on ramenait les survivants dans la bouée culotte - un
peu à la manière d'une corde à linge. S'approcher de l'épave
pouvait poser un problème.
Une bouée culotte était une
culotte en toile attachée à une bouée de sauvetage. |
La naufrage du Raphaele D.
Le Raphaele D. a échoué en 1896.
Le surintendant Bouteilliers décrit l'opération de sauvetage dans
un rapport à son superviseur à Halifax.
"On a découvert l'épave et on a
alerté équipe de sauvetage rapidement. Les sauveteurs ont dû haler
une charrette transportant le canon pendant prés de 12 miles sur
un côté de l'île, puis ils ont dû traverser un gué du lac Wallace,
pour redescendre la plage sur l'autre côté de l'île.
Lorsqu'ils sont enfin arrivés,
ils ont trouvé 5 survivants "assis sur la coque en se tenant
au gréement de l'artimon. L'équipe de sauvetage a lancé une ligne
au navire et, avant la tombée de la nuit, les 5 hommes ont été
ramenés à terre dans la bouée culotte. « Tout l'équipage, trempé
et presque nu dans certain cas, a été envoyé aux stations 2 et
3 pour la nuit. »
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Canon porte-amarre
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On lancait cette ligne à une
épave a l'aide du canon porte-amarre Lyle. |
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Elle avait été arrangée (lovée)
soigneusement autour des chevilles sur ce panneau pour la
laisser se dérouler librement. Ensuite on halait sur la
ligne pour installer les cordages qui supporteraient la
bouée culotte. |
Panneau à chevilles |
Le canon Lyle a remplacé la fusée
porte-amarre en 1896. Il pouvait lancer une ligne à un navire
à 200 m au large.
Le surintendant, J. Bouteilliers,
a dit en 1897 que le canon Lyle avait résisté parfaitement aux
épreuves: « il est précis, son opération est facile, il est portatif
et bon marché. »
Opération de sauvetage
en mer
Le travail à bord du bateau de sauvetage
exigeait de la discipline, du jugement et des efforts physiques
épuisants. Si possible, une ligne de sauvetage était lancée au navire
en détresse pour éviter d'affronter les vagues dangereuses en petit
bateau de sauvetage.
Le naufrage de la barque Garda
Cette barque a échoué sur l'île de Sable en juillet 1690. Le
surintendant Bouteilliers décrivit l'opération de sauvetage
dans son journal:
Nous n'avons pas réussi à monter le câble à bord à cause de
la marée et du brouillard
qui est « tellement épais qu'on ne pouvait pas voir ce qu'on
faisait. La nuit est tombée et nous avons dû suspendre nos opérations.
»
Le lendemain, « le rassac était
trop violent pour pouvoir lancer un bateau. Le personnel est
resté sur la plage toute la nuit. »
« À 3 heures du matin, j'ai rassemblé
tout l'équipage. Nous avons halé le bateau de sauvetage Grace
Darling du lac jusqu'à la coté sud, où nous l'avons lancé.
Au cours du lancement, le porte-rame a été
brisé et la rame a été perdue. Les mâts et le gréement le long
de l'épave nous ont empêchés
de l'approcher de près. On a dû haler les membres de l'équipage
dans la mer avec une ligne à hisser. À 5 heures tout le monde
était sain et saut (presque tous les membres ont perdu leurs
vêtements). »
L'équipe de sauvetage et l'allège Beebe,
le Reliance, 1895
Des bateaux spécialisés
Un bateau de sauvetage Beebe
McLellan à vidange automatique, en usage à partir de 1892.
Cette embarcation se trouve au Musée maritime de l'Atlantique
à Halifax. Les bateaux de ce genre ont remplacé les bateaux métalliques
fournis en 1854 par la bienfaitrice américaine Dorothea Dix.


Exposé
au Musée maritime de l'Atlantique
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