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Horton
Bluff |
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Découverte à Horton Bluff
En 1964, deux étudiants menant une étude hydrologique trouvèrent
par hasard, à une cinquantaine de mètres (165 pieds) au large
de Horton Bluff (Nouvelle-Écosse), une piste composée de très
grandes empreintes de pas fossilisées Ces empreintes avaient
été mises au jour à marée basse après qu'une tempête eut entraîné
la couche de vase qui les recouvrait. Celui qui a fait la découverte,
le Dr David Mossman, est maintenant professeur des sciences
de la terre à l'université Mount Allison de Sackville (Nouveau-Brunswick).
En fin de compte, le Dr Mossman traça 27 empreintes de pas sur
une distance de 20 mètres (65 pieds). Leur conservation dans
une formation rocheuse datant du début de la période du Carbonifère
en faisait à l'époque les plus vieilles empreintes fossiles
de vertébrés au Canada.
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Une piste mystérieuse
Non seulement la piste était très ancienne, mais son envergure
était sans précédent. Chaque empreinte de pas mesurait 30 cm
(1 pied) de long et elles étaient espacées à 30 cm (1 pied)
d'intervalle. Les empreintes sont profondes et les bords relevés,
ce qui suggère que l'animal qui est passé par là, il y a environ
350 millions d'années, était très lourd et la vase très molle.
L'absence de griffes et la largeur de la piste indiquent qu'il
s'agit d'empreintes laissées par un amphibien.
Il est impossible d'identifier l'animal en question car on n'a
jamais retrouvé au Canada d'ossements d'amphibiens capables
de laisser de telles traces. Nous ne pouvons qu'essayer d'en
deviner l'identité.
Un candidat est l'Eryops, un prédateur semi-aquatique. Cet imposant
amphibien pouvait atteindre plus de 2 mètres (6 pieds) de long.
Sa taille et ses puissantes mâchoires en faisaient un prédateur
redoutable dans l'eau. Toutefois, sur la terre ferme, sa démarche
pesante due à ses courtes pattes le rendait à son tour vulnérable
aux attaques des prédateurs.
Ces empreintes pourraient également provenir d'un type d'amphibien
disparu, qui ressemblait davantage aux crocodiles qu'aux grenouilles
et salamandres d'aujourd'hui. Si c'est le cas, il avait probablement
des crocs, et il devait être le carnivore le plus redoutable
des marais de la période du Carbonifère.
Conservation du patrimoine fossile
Vers la fin de l'été de 1979, une équipe du Musée de la Nouvelle-Écosse
fit un moulage en fibre de verre de cette piste spectaculaire
afin de la sauvegarder pour les générations à venir. En 1991,
près de la moitié des empreintes avait disparu sous l'effet
de l'érosion du grès de plage par l'action mécanique des marées.
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